De force de Karine Giebel

Publié le par B.

De force de Karine Giebel

Editions : Belfond

Pages : 528

Format : Broché

Date de sortie : 3 mars 2016

Résumé : « Le temps de l'impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. » Elle ne m'aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n'aime pas ainsi. Que m'a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n'a plus aucune limite. La haine. Voilà l'héritage qu'elle me laisse.

Mon avis : Merci encore à Babelio et aux Editions Belfond pour m'avoir permis de lire le dernier né d'une auteure que j'adore. Découverte sur le tard et pourtant tant de fois conseillée, Karine Giebel est pour moi une valeur sûre de la littérature policière. Si j'ai un peu moins aimé ce roman, il a des qualités indéniables et s'est lu d'une traite. Je suis peut-être tatillonne en fait, nous allons le voir ensemble car je n'ai pas de réel défaut à souligner.

L'histoire débute par le texte de la quatrième de couverture avec un peu plus de détails. Mais nous n'en saurons pas plus puisque dès la page suivante nous nous retrouvons avec Maud, qui se promène tard le soir avec son chien et se fait attaquer. Elle échappe de peu au viol car son agresseur est puissant et déterminé. Il l'appelle par son prénom. Heureusement un jogger croisé quelques minutes plus tôt, entend ses cris et vole à son secours. A l'hôpital, Luc Garnier, le sauveteur de la dernière chance veille sur cette jeune femme qui lui semble si fragile. Lorsque le père de cette dernière débarque avec fracas, Luc comprend que Maud vit dans une famille plus que aisée. Il est remercié pour son acte de bravoure mais se sent regardé comme un moins que rien par ce chirurgien réputé de la région de Nice.

Après le passage de la Police au domicile des Reynier, Armand, le fameux chirurgien comprend deux choses : il ne pourra pas compter sur eux et de toute façon il ne veut pas voir la Police à proximité de chez lui ou de sa clinique. Il décide d'engager Luc qui est une sorte de Bodyguard à la française. Le jeune homme intègre le personnel de la maison qui se réduit à Amanda, la gouvernante et lui-même. Il fait la connaissance de Charlotte la jeune femme de Armand Reynier qui semble être une croqueuse d'hommes et revoit bien sûr Maud qui très vite tombe amoureuse de lui. Tout le monde s'attache à Luc, même Reynier qui finit par ne voir de salut que dans la présence du jeune homme. Luc a pourtant des troubles étranges qui lui font prendre des narcoleptiques.

Je crois que ce qui m'a le plus plu et à la fois surprise c'est ce début que l'on sait avoir un lien avec la suite mais que l'on doit d'abord oublier pour mieux comprendre. Qui a lu ce livre a forcément accusé tous les personnages au moins une fois, ils ont tous une possibilité de mobile. C'est certes une technique connue et que j'avais déjà remarquée dans Juste une ombre, que donc Karine Giebel aime utiliser. En tout cas c'était vraiment intéressant de s'interroger sur chacun. Toujours ces personnages brisés voire brutalisés par la vie ou par d'autres. Sur ce point là, le livre est très réussi. En plus j'avais une certitude en lisant le prologue qui ne m'a pas aidée à y voir clair de suite.

Par contre, j'ai eu l'impression que l'auteure avait quand même utilisé une ou deux grosses ficelles. Cet enfant tout d'abord qui a été rejeté par sa mère, je pense que beaucoup d'entre vous vont vite comprendre pourquoi et c'est pour moi trop cliché. Et puis j'ai eu cette impression de naïveté que l'on parle des victimes ou des bourreaux. Je ne me l'explique pas donc ça reste une gêne. Le thème était intéressant et la région de Nice toujours inspirante. En résumé, on passe quand même un bon moment avec De force.

Publié dans Thriller, Psychologique

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Caroline 08/04/2016 23:09

J'ai beaucoup entendu parler de cet auteure mais je ne sais pas par quel livre commencer... Bonne chronique !

B. 09/04/2016 06:58

Je n'en n'ai lu que trois du coup j'hésite à te conseiller. Peut-être que le plus sûr serait Juste une ombre. Merci Caro :p

Vampilou 07/04/2016 16:14

Personnellement, j'ai totalement adoré ce roman !

B. 09/04/2016 06:59

Ouh moi il faut que j'aille voir ta chronique :D

La tête dans les livres 07/04/2016 15:30

Ah je suis tout à fait d'accord quand tu dis qu'on accuse au moins une fois tous les personnages! Je les ai tous soupçonné!! Je garderais un bon souvenir de ce roman :)

B. 09/04/2016 07:00

Ah ça me fait plaisir que tu aies eu la même réaction :D Je l'ai bien apprécié aussi !

viou03 07/04/2016 09:26

J'aime beaucoup l'auteur. J'ai l'impression que celui n'est pas son meilleur , il y a quand même de grandes chances que je le lise.

B. 09/04/2016 07:01

Ils sont tous différents même si je n'en n'ai lu que trois, je mettrais celui-ci à égalité avec Satan était un ange ! Mais tant mieux si tu le lis quand même il y'a toujours une atmosphère intéressante.