Les larmes rouges T1 : Réminiscences de Georgia Caldera

Publié le par B.

Les larmes rouges T1 : Réminiscences de Georgia Caldera

Editions : Le chat noir

Pages : 564

Format : Ebook

Date de sortie : 2011

Résumé : « Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les
siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il
autant qu’il la subjugue ?!

Mon avis : Il y'a deux raisons pour lesquelles j'ai lu ce livre, la première est extrêmement superficielle. Je trouve les illustrations de ce livre magnifique, même en ebook on tourne les pages dans l'attente d'un nouveau dessin. La seconde c'est qu'on m'a venté les mérites de la fidélité du mythe vampirique, la noirceur qui se dégage. Oh c'était suffisant pour me convaincre mais pourtant la lecture, elle m'a ennuyée...

Cornelia a perdu sa mère lorsqu'elle était une enfant. Elle vit donc seule avec son père, un avocat de renom qui ne lui accorde ni son amour, ni son temps, ni même un regard. A la fac tout se passe mal aussi, Cornélia est souvent moquée même si elle se fait la plus discrète possible. Lorsque Cornelia perd sa meilleure amie dans un accident équestre, sa vie n'a plus de sens et une voix dans sa tête la pousse à se jeter d'un pont parisien. Elle est secourue par un inconnu qu'elle a brièvement aperçu avant de se retrouver emportée par les flots.

Revenue à elle à l'hôpital, Cornélia se découvre d'étranges marques aux poignets qu'elle ne se souvient pas s'être faites. Plus surprenant encore, son père est dévoré de culpabilité. La jeune femme doit être suivie psychiatriquement pendant quelque temps mais dès sa sortie, son père la conduit dans le manoir où il a grandi. Avec l'été, le nouvel environnement, Cornélia se sent mieux mais elle est très vite assaillie de visions, une voix revient la hanter. Elle n'est finalement en "repos" que lorsqu'elle est près du noble à qui appartient le château près de chez elle. Elle sent vite qu'il peut répondre à beaucoup de ses questions sur les cauchemars qu'elle fait et une relation des plus ambiguës s'installe entre eux alors que tous les villageois le repoussent, le déclarent meurtrier de plusieurs personnes. Sir Henri est bien sûr un vampire...

On m'avait promis des vampires tels qu'on les a décrits chez Bram Stoker ou Anne Rice. Jusque là, il n'y a pas eu trop d'erreurs et on sent même les influences de l'auteure. Personnellement pourtant je vois beaucoup de clichés et d'écart avec le mythe originel. Un château perdu au milieu de nulle part, un châtelain plusieurs fois centenaires blasé de la vie et qui ne se nourrit presque plus d'humains et ce romantisme suintant... Qui plus est je serai toujours bouche bée devant un vampire qui marche au soleil et cette idée que l'on ne pourrait pas tuer les vampires... Beaucoup de perplexité.

J'aurais pu oublier tout cela si en plus de tout, sur 564 pages, il n'y en avait pas uniquement 70 d'action. Mais quelle lenteur, que de discussions inutiles, de descriptions jolies mais qui annulent tout rythme. Et plus grave, je me suis demandé à au moins dix reprises où voulait en venir l'auteure. Je ne sais toujours pas, à part bien sûr concernant les histoires d'amour et la petite rébellion vampirique. D'autre part, le style de l'auteur est parfois vraiment poétique et parfois lutte pour ne pas être une succession de répétitions. Je pense que c'est tout ce temps perdu, inutile qui oblige l'auteure à user des mêmes adjectifs.

Le seul point que j'ai aimé et qui m'a donné envie de voir jusqu'où l'audace irait, c'est la noirceur. Je ne parlerais pas d'ambiance sinon il serait plutôt question de mièvrerie. Non mais je ne peux oublier les passages sanglants et ces descriptions en particulier qui peuvent interpeller les amoureux du genre. Cela n'a pas sauvé ma lecture pour autant, ça aurait pu être un atout de plus. A l'heure qu'il est, je n'ai toujours pas décidé si je lirai la suite mais quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour tout de suite...

Ce livre a un potentiel énorme dans l'idée d'une hybride mais elle est, à mon goût, fort mal exploitée !

Publié dans Fantastique

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La tête dans les livres 15/01/2016 20:24

Je comprends tes reproches! C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'actions mais j'ai beaucoup aimé l'ambiance et finalement, je ne lis pas souvent de livres de vampires donc j'ai apprécié celui-ci et j'ai bien aimé la suite aussi :)

B. 16/01/2016 03:34

L'ambiance dans les moments de crise et même parfois de quiétude est toujours bonne mais je n'ai aimé que ça. Pour moi du bon vampire gothique c'est Dracula, Anno Dracula, Lestat, Je suis une légende...

tresormimi 15/01/2016 07:58

Ce roman j'en entend beaucoup parler en très bien ou en très déçu, jamais d'intermédiaire. Du coup je l'ai dans ma liseuse depuis 1 an ou 2 et je ne l'ai toujours pas sorti... Ton avis ne fait que renforcer mes craintes. Je pense qu'il ne passera encore pas en priorité cette année...

B. 15/01/2016 19:48

C'est ce que j'ai constaté sur Livraddict. A mon avis notre façon de voir le vampire et notre attente du livre y sont pour beaucoup. J'en attendais énormément... Si tu le lis, j'ai hâte de savoir ce que tu en penses :)

Vampilou 14/01/2016 17:03

C'est une série qui me fait envie depuis très longtemps et en plus je l'ai dans ma PAL, alors je n'ai aucune excuse !

B. 15/01/2016 04:30

Oui comme ça tu te feras ton idée à toi ! Je t'avoue qu'il a trainé dans la mienne :p