Pas maintenant de Delphine Dumouchel

Publié le par B.

Pas maintenant de Delphine Dumouchel

Editions : Anyway Editions

Collection : Belles lettres

Pages : 88

Format : Ebook

Date de sortie : 29 octobre 2015

Résumé : « Je voulais encore aimer, jouer, Sauter, crier Être un enfant. » Une mélodie, des paroles… Mais surtout les regrets d’une vie. William a souvent fauté par le passé. S’engager est-il un bon choix pour se faire pardonner ?

Mon avis : Je vous en parlais il y'a quelques semaines, Anyway Editions m'ont fait l'honneur de me choisir parmi d'autres blogueurs ^pour parler de leurs livres. Merci pour ce tout premier envoi qui a déjà un goût de "belles promesses" et puisque cet article paraîtra, à un moment où la France vit l’innommable, j'espère qu'il trouvera encore plus d'écho. C'est une nouvelle, la gourmande que je suis en demande toujours plus mais dans Pas maintenant, ce format colle parfaitement.

William a seize ans et comme beaucoup d'adolescents de son âge, il veut brûler la chandelle par les deux bouts. Mais cette nuit, trop d'alcool dans le sang, un vol qui tourne mal et il finit avec les menottes aux poings. William aime ses parents mais ceux-ci n'ont pas réagi lorsqu'il a commencé à sortir après le couvre-feu, à découcher et toujours pas lorsqu'il a commencé ses petits larcins. Fatalement tenter de voler un véhicule des forces de l'ordre alors qu'on tient à peine debout et qu'on a la dégaine d'un voyou, on se retrouve devant le juge. Une décision s'impose ! Un peu de prison ou une école militaire ?

Bien sûr que j'ai envie de vous en dire plus mais Delphine Dumouchel le fera bien mieux que moi. Si je veux tout de même vous parler de mon ressenti, je dois vous donner la réponse à la question juste au-dessus, William ira dans une école militaire passer son diplôme et trouver un cadre. Ca parait évident, aucun parent n'a envie d'envoyer son fils mineur avec des tôliers et l'espoir qu'il reprendra le droit chemin est bien plus vivace. Oui mais voilà, lorsque l'on a seize ans, on sort de l'enfance, on n'a pas encore envie d'être responsable de ses actes.

Deux années dans une école militaire, ça vous forge un caractère, ça vous apprend le respect des lois, le respect de la Nation. William a sûrement dû réfléchir pendant ces deux années sans voir sa famille, il a dû travailler son sens de la culpabilité. Lorsqu'il quitte l'école, il en est pétri et le bonheur de rentrer est teinté par cette honte d'avoir failli, la peur du regard de ceux qui lui ont donné la vie. Alors William a pris une décision qu'il pense réparatrice, elle rachètera sa faute : une tentative de vol avec effraction et ivresse sur la voie publique. Cette famille ne sait plus du tout communiquer, ne l'a peut-être jamais su. A blessures extrêmes, mesures extrêmes.

Je reviens à ce choix. Pour comprendre ses délits, il faut les assumer et les payer, surtout lorsque l'on récidive. Mais ça c'est trouver les réponses aux conséquences, pas aux causes. Pas de travail psychologique ou éducatif, pas même une tentative pour que cet adolescent ainsi que ses parents ne restent pas démunis. Je suis pour la prévention de la délinquance mais pas avec ces seuls moyens. Les parents sont dépassés, soit, ça arrive, mais la communication est le fondement de notre société,

Conclusion, William et ses parents, les secondes victimes, vont payer extrêmement cher le dysfonctionnement de notre système éducatif.

Publié dans Contemporain, Historique

Commenter cet article

BettieRose books 16/11/2015 16:15

Ce livre, certes très court, semble être une petite pépite.

B. 16/11/2015 18:51

Il est juste vraiment bien fait et il se suffit à lui-même pour dire ce qu'il a à dire :)