Le gouffre te précipite de Amélia Varin

Publié le par B.

Le gouffre te précipite de Amélia Varin

Editions : Edilivre

Pages : 102

Format : Ebook

Date de sortie : 2015

Résumé : Mina est une jeune fille tranquille qui mène une vie calme et paisible : une mère aimante, une sœur souriante, des amis fidèles... Mais la jalousie est un vice dévastateur et Mina va en faire les frais. Acculée, au bord de la folie, elle va tout faire pour échapper à son calvaire, quitte à jouer avec la mort...

Mon avis : En premier lieu, je voudrais remercier Amélia de m'avoir proposé de découvrir son livre. Le sujet est forcément préoccupant, attirant et j'avais vraiment envie de me plonger dans cette description d'une violence très actuelle et à la fois aussi vieille que l'Institution : le harcèlement scolaire. Je me dois d'être franche, ce roman doit être travaillé à nouveau, non pas à cause des fautes d'orthographe par-ci, par-là mais plutôt sur le fond. Ne sachant pas s'il s'agit d'une histoire vécue, d'un témoignage oculaire couché sur le papier ou d'une envie de parler de ce sujet, je ne sais pas trop comment aborder ma chronique.

Ce livre a selon moi deux parties. La première nous présente brièvement Mina, une jeune lycéenne banale qui du jour au lendemain devient non pas la risée mais le nouveau souffre douleur d'une partie de sa classe. L'auteure décrit vite mais plutôt bien certaines scènes de coups et amorce parfois avec justesse le ressenti de Mina. Il est tout à fait crédible à mon sens qu'en quelques heures une haine naisse à l'encontre d'une personne contre qui on n'avait absolument aucun grief auparavant. Il est tout aussi possible que cette haine se répande et fasse des émules, comme une traînée de poudre, en quelques jours. Les premières réactions de Mina sont logiques également : perte de poids, sentiment d'être un déchet, isolement...

Il est dommage dans cette première partie de ne pas avoir pris plus de temps pour décrire la trahison, la montée de l'animosité et la mise en place progressive des conséquences sur Mina. J'ai presque eu l'impression que tout s'était déroulé en une petite semaine et c'est peut-être, l'impression que l'on a lorsqu'on le vit. Quoi qu'il en soit le travail éditorial étant absent, quel qu'ait été le but ou le besoin de l'auteure, on ne l'a pas aidée à prendre le recul nécessaire.

J'en viens à la seconde partie pendant laquelle Mina va être internée dans ce qu'elle appelle un asile de fous. Cette fois j'ai bien cru que nous étions en compagnie d'un mélange de Scorsese et de Tarentino, avec Jack Nicholson dans le rôle du psy... Finalement même si là rien n'est crédible, je me suis dit que ça définissait peut-être bien ce que l'on ressent dans ces établissements lorsque votre mère vous a reniée, que vous avez subi une injustice féroce et que vous voulez mourir. Toutefois en tant que lectrice, là encore, j'avais besoin qu'on m'explique, quitte à citer des passages de ce que traverse Mina.

C'est un sujet difficile, très maladroitement abordé mais je n'ai pas envie de rejeter la faute sur l'auteure qui n'a que 18 ans et qui a peut-être traversé tout ça. Il est important de témoigner contre cette violence trop fréquente mais parfois, dans l'écrit aussi il faut être aidé.

Publié dans Contemporain, Psychologique

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Léa Touch Book 04/09/2015 16:42

Merci pour la découverte :)

B. 04/09/2015 17:28

Je t'en prie Léa :)